CHANGEMENT DE STATUT

CHANGEMENT DE STATUT

Sans aucun doute, il faut changer de statut. Il nous faut une assemblée unique sur un territoire aussi exigu. Mais ce changement de statut ne changera rien à notre situation si on ne prend pas quelques précautions essentielles.

La première, il n’est pas question de renouveler l’erreur de 2003 : nous présenter un chèque en blanc et nous demander d’y apposer notre signature.

La seconde, ne pas multiplier le nombre d’élus dans cette assemblée. Il n’est pas question d’assembler les élus des 2 assemblées, (89 élus) dont la moitié serait payée à ne rien faire.45 élus ce sera largement suffisant.

La troisième, la plus importante, interdire le cumul des mandats, si néfaste, si méprisant envers les autres. Penser qu’un seul homme est à même de représenter seul toute une population est une forme de mépris pour tous les Guadeloupéens. Qu’on ne nous donne pas en exemple
la France : je trouve cette pratique débile et déshonorante.
La France est la seule des grandes démocraties à la défendre et à la pratiquer.

La quatrième, le président de cette assemblée ne pourrait la diriger que pendant 2 mandatures de 5 ans. Même s’il peut être conseiller pendant plusieurs mandatures.

Enfin exiger des hommes qui aspirent à nous diriger une rigueur morale toute anglo-saxonne. Nous savons tous le rôle néfaste que joue la passion pour le sexe chez nos élus. Il semble qu’en fait le but d’un aspirant au pouvoir, n’est pas le pouvoir, mais la possibilité que ce pouvoir lui donnera pour satisfaire ses pulsions sexuelles, coucher avec tout ce qui porte jupons dans son entourage, de préférence de très jeunes filles. Je n’aurai pas la cruauté de raconter les frasques les plus connues et le s plus récentes de certains de nos élus. Voir article « Têt a kal » dans http://quidal.unblog.com/

 



LA GWADLOUP CE TANT NOU, CE PA TA YO

LA GWADLOUP CE TAN NOU , CE PA TA YO

 

Willy ANGELE, le représentant du Medef local, s’interrogeait sur Canal 10 à propos du  le « yo », auquel il trouvait à mots couverts une connotation raciale. Je n’ai pas pu lui répondre car son interlocutrice, très nerveuse, avait coupé le téléphone. Je vais lui répondre sur le « yo ».

  • « Yo » c’est les dirigeants de ces grands groupes, cyniques, inflexibles et méprisables qui exploitent les Guadeloupéens et leur manquent de respect. C’est vrai qu’ils sont pour la plupart blancs.
  • « Yo », ce sont ces magistrats et ces avocats à la solde de ces grands groupes qui ne vous laissent aucune chance si vous avez le malheur de vous opposer à ces groupes. C’est vrai qu’ils sont aussi blancs surtout les magistrats, mais aussi noirs, surtout les avocats. Malheureusement comme presque tout  appartient, aux grands groupes, vous avez de fortes malchances d’être un jour assigné en justice par eux.
  • « Yo », c’est aussi, ces antillais bon teint, fonctionnaires très souvent, dont le rôle de par leur fonction est de défendre les Guadeloupéens, qui se font acheter pour un plat de lentilles. Ils sont facteur, clerc d’huissier ou de notaire, ils travaillent à la répression des fraudes, à la banque, dans les organismes de crédit, dans l’assurance, dans l’automobile très souvent,  etc… Le plus souvent ils sont « noirs ».

En un mot « yo » c’est tous les pourris qui pourrissent la vie des Guadeloupéens, M. ANGELE.



QUE PENSER DE SARKOSY

QUE PENSER DE  SARKOSY ?

Est-ce un enfant gâté qui casse un beau jouet qu’il a voulu obstinément, comme le pense Ségolène ROYAL aussi ? Méprise –t-il les Guadeloupéens comme il méprisait les Bretons pendant la campagne électorale?

A-t-il un ami dans son mouvement pour lui dire la vérité sur lui-même ?

Lors de sa conférence de presse, où il n’a pas dit un mot sur
la Guadeloupe, il a laissé implicitement entendre qu’il ne se représenterait pas. Je l’avais pressenti dans un article précédent : « Chronique d’une défaite annoncée ». On comprend un peux mieux sa décision de s’augmenter outrageusement. En 5 ans il aura ramassé un beau paquet, il aura aidé ses amis grands patrons qui lui renverront l’ascenseur une fois qu’il aura quitté le pouvoir.

. La nomination de François PEROL, un proche du président, à la tête de la nouvelle entité bancaire née de la fusion de

La Caisse D’Epargne et de
la Bred est un signe patent de cette stratégie.

Il me fait penser à un homme qui met tout en œuvre pour séduire une jolie femme, qui développe des trésors d’imagination pour la conquérir et qui une fois sa conquête achevée, une fois qu’il aura possédé l’objet de son désir s’en détournera, cherchant quelqu’un d’autre à séduire.

Sont-ce les séquelles d’une enfance malheureuse : peut-être. Les blessures de l’enfance doivent-être absolument évitées ou soignées.



HOMMAGE A JACQUES BINO

Nous allons, même si sa dépouille mortelle n’est pas là, rendre un dernier hommage à un ami, à mon ami, à un juste, à Jacques BINO. 

Il y avait une chose qui frappait tout de suite mon cher Jacques, quand on t’abordait pour la première fois : c’était ton affabilité, ton amabilité. Tu savais que ceux qui demandaient à te rencontrer, étaient très souvent en situation de détresse, et tu essayais, du mieux que tu pouvais, de soulager leur souffrance déjà par ton sourire, par ton accueil. 

C’est cette même envie d’aider, de soulager, qui t’a poussé à t’engager dans Le mouvement contre Profitation, le LKP pour faire court. De part ton métier, contrôleur des impôts,  tu connaissais les situations d’injustice qui persistent et qu’on perpétue volontairement en Guadeloupe par inconscience ou par mépris ? 

C’est contre l’injustice que tu es mort. Nous les connaissons les responsables de ta mort, ce sont ceux à qui profitent l’injustice. Ceux qui grâce à leur puissance financière achètent les consciences et corrompent les coeurs. Ceux aussi dont le rôle est de protéger, qui se laissent si facilement corrompre ; ceux encore qui trahissent la déontologie de leur profession. S’ils n’ont pas armé le bras de ce jeune ou de ces jeunes qui t’ont donné la mort, ils ont nourri leur désespoir, ils ont alimenté leur haine par leur intransigeance, par leur mépris, par leur bassesse. 

Mais il n’est pas question pour moi de nous exonérer nous, parents, de nous dédouaner nous, société, de nos responsabilités. 

Emportés dans une course effrénée à la consommation, dans une recherche frénétique du plaisir et de la jouissance,  nous avons pris une lourde part à la désespérance de notre jeunesse. 

Peut-être avons-nous oublié de leur parler d’amour ?… Mais nous avons assurément oublié de leur parler de DIEU. 

De DIEU, qui je suis certain t’accueillera en sa sainte garde, mon cher Jacques. 

Nous sommes malheureux Jacques, nous, tes parents, tes collègues, tes amis. Et notre chagrin est immense. Mais les plus malheureux Jacques, ce sont tous ceux qui n’ont pas eu le bonheur de te connaître. 

Adieu Jacques, mon ami. A ta femme, à tes parents, à ton fils, nous prodiguons nos sincères condoléances. 

Bon voyage Jacques : 

(Fredonner la chanson : La la lé la la lé lala, lala lé lalalé lala, Bino ô ou ka voyagé, BINO ôoooooooo !,  bénédition di ciel BINO, ou ka voyagéééééééé.) 

Bon voyage Jacques, que DIEU te bénisse. 



FEMME

Pascal avait raison. La femme est un roseau, le plus frêle et le plus gracieux de la nature, mais c’est un roseau dé-pensant.



DIVORCE

En Guadeloupe, il y a deux sortes d’hommes: ceux qui ont divorcé et ceux…qui vont divorcer.



DIASPORA

DIASPORA

A l’origine le mot diaspora désigne l’expulsion des Juifs de
la Palestine par les Romains avec l’interdiction de revenir en 70 après J.C. Si l’on s’en tient à cette définition, il n’exista que 2 diasporas dans le monde : la diaspora juive et la diaspora arménienne. Mais depuis les Juifs sont revenus en Palestine et les Arméniens ont recréé une patrie. Il n’y a donc plus de diaspora, rien qu’une immense souffrance mémorielle.

Les Guadeloupéens aiment les mots qui claquent et éprouvent un étrange amour-répulsion pour les juifs. Par amour et par mimétisme ils se sont inventés une diaspora guadeloupéenne en Métropole. Il n’existe pas de diaspora guadeloupéenne en métropole, juste une communauté guadeloupéenne. Certes certains fonctionnaires remuants se sont vu exilés en métropole sous la présidence du Général de Gaulle. Mais les Guadeloupéens ne se sont jamais vu interdire la Guadeloupe, sinon, je ne serais pas né ici. Et le bumidom n’était pas un génocide par substitution, n’en déplaise à Césaire.

L’article 1er du « Code Noir », interdisait aux juifs de posséder des esclaves aux Antilles. Le Guadeloupéen qui buvait les paroles d’un blanc qui lui disait : « je suis antisémite et pas raciste » devrait savoir cela. Il devrait savoir aussi que l’expérience et l’histoire nous ont appris que derrière l’antisémite, le raciste n’est pas loin. Il devrait surtout lire Frantz Fanon.



LETTRE A LILIAN THURAM

Pointe à Pitre le 09/11/2005 Mr. André QUIDAL 46 rue Schoëlcher 97110 POINTE A PITRE Port. : 0690 67 60 05  Tél. : 0590 68 30 78 Email : andre_charles@live.fr   Mon cher Lilian….   J’ai mis du temps à me décider à t’écrire. J’ai réussi à surmonter la déception que tes propos parfois à l’emporte pièce m’avait procurée. Car quoique tu dises aujourd’hui, tu restes à mes yeux un modèle pour la jeunesse de ton pays.   Je t’ai apprécié comme joueur talentueux et j’ai apprécié surtout la rigueur avec laquelle tu as mené ta carrière. Tu me fais penser à Jean TIGANA, un autre modèle de réussite. J’ai aimé ta correction sur le terrain vis-à-vis des adversaires, contrairement à ton coéquipier ZIDANE qui se comporte comme un voyou parfois et qui se fait quelquefois expulser. Toi tu es un seigneur.   La première déception que tu m’as infligée, c’est lorsque tu t’es déclaré Africain. Ce jour-là, j’étais atterré. Un homme Lilian, c’est le résultat d’une terre et d’une culture. Ta terre, c’est
la Guadeloupe et un peu la banlieue de Paris. Ta culture, c’est
la Guadeloupe,
la France avec des apports du monde entier. Ce n’est pas l’Afrique. D’ailleurs l’Africain, ça n’existe pas. Demande à un homme qui vient de ce continent. Il te dira qu’il est Sénégalais, Libyen, Congolais etc.…Mais pas Africain. Tu es Guadeloupéen et Français : l’un n’empêche pas l’autre, mais l’un n’oblige pas l’autre non plus  disait ma mère. 
 Je comprends ta colère quand des minables, des ignorants t’ont sifflé sur les stades où tu les régalais de ton talent et de ta grâce de fauve racé. Je comprends ta colère. Mais permets-moi de te dire que ta réaction a été nulle. Toi et tous ceux comme Thierry HENRY (encore un jeune homme de qualité) qui se sont crus victimes d’une agression, vous avez très mal réagi. D’ailleurs vu le résultat que vous avez obtenu… Les incidents de ce genre se multiplient sur les stades.   Des hommes blancs dans des  tribunes ont poussé des cris de singe. En quoi cela vous concerne-t-il ? Si un homme pousse des cris de singe, c’est qu’il se prend pour un singe. Auriez-vous, Henry, toi et les autres quelque chose contre les singes blancs ? Si vous continuez à vous en prendre à ces malheureuses bêtes, à ces « Zannimos », moi membre de
la SPA et de la société des amis des bêtes, je me verrai contraint de me porter partie civile contre vous. 
  Redevenons sérieux. Ces gens sont des bêtes envieuses et ignorantes Lilian, il ne faut pas leur faire l’honneur de votre colère. Si un âne vous donne une ruade, allez-vous lui faire un procès. J’avais pensé à 2 réactions possibles :   Un jour sur un de ces stades, les 2 équipes pénètrent avec des maillots portant tous le nom du ou des joueurs noirs.   Ou  encore l’un d’entre vous déclare, candide, à la presse à l’issue de l’un de ces matches : On m’avait dit qu’il existait des singes blancs, j’en avais jamais vu ; c’est la première fois que je les vois et que je les entends. La prochaine fois je vais les photographier pour mettre dans mon bestiaire. Mais je pense qu’on ne devrait pas les emmener au stade, puisqu’on n’emmène pas les chiens : ils pourraient mordre. Leur présence serait plus indiquée dans un zoo. A moins de leur mettre une muselière. Et tu pourrais exiger qu’on les vaccine contre la rage et la bêtise. Je voudrais te conter deux histoires personnelles Lilian.   La première : Je déambulais sur le boulevard Sébastopol que tu dois connaître. J’ai bousculé par distraction une grosse femme blanche et ne m’en suis pas excusé. Furieuse, elle me poursuivit et m’asséna un coup de « sale Nègre » bien senti. J’examinai ma peau. J’étais un nègre. Et j’avais pris une douche le matin. Donc, il ne s’agissait pas de moi. Cela m’amusa qu’on pensât m’insulter en me traitant de nègre. J’étais un nègre et cela ne m’avait jamais posé de problèmes ; sauf peut-être quand j’étais resté trop longtemps sans aller chez le coiffeur. Alors je me disais qu’en Guadeloupe, il y avait tant de blancs, de mulâtres et d’indiens ; pourquoi ma mère a-t-elle choisi ce nègre à cheveux crépus dont j’étais si fier et qui m’avait légué son sens de l’humour. Mais maintenant que la mode est aux cheveux ras comme toi, cela ne me pose plus de problème du tout. D’ailleurs, il parait que le fait de se raser le crâne, protège du sida. Tu ne me crois pas ? Réfléchis un peu. Le sida c’est le virus HIV (a chivé) si ou pa ni chivé ou pa ni sida. C’est nul, je te l’accorde.  Finissons mon histoire : La grosse blanche furieuse de mon manque de réaction, revint à la charge et me traita de « gros lard » Furieux je la poursuivis et l’abreuvai d’insultes. Elle jubilait. A court de gros mots, je m’arrêtai face à une vitrine qui me renvoya une image détestable. La grosse salope n’avait pas tous les torts. Mais c’était la vitrine d’une pâtisserie. J’y pénétrai et y engloutis 5 gâteaux et une bière et je repris l’avion et m’infligeai un mois de régime et des courses dingues au soleil pour perdre 20 kilos.   Ma mère nous disait que nous étions Guadeloupéens et français ; l’un n’empêche pas l’autre, mais l’un n’oblige pas l’autre non plus. Si vous vous ne sentez pas français, déchirez votre carte d’identité. Je n’ai jamais souffert du racisme, Lilian, grâce à ma mère qui nous avait armés psychologiquement. Grâce à elle nous savions qui nous étions mes frères et moi. Grâce à elle, nous avions appris que dans l’expression sale nègre, ce n’était pas le mot sale qui posait problème, mais l’autre, le mot nègre. Nous sommes des nègres et nous nous offusquons quand on nous traite de nègre. Si on nous traitait de sale type, très peu d’entre nous aurait réagi. La femme blanche mentionnée plus haut ne me traitera jamais plus de sale nègre car elle a compris qu’avec moi ça ne marchera pas. Toutefois, Lilian, réagir comme je l’ai fait peut-être mortel : le jeune LAMI en Bretagne en est mort. Je te raconterai.   Elle ne me traitera pas non plus de gros lard car j’ai perdu 20 kilos. Tu sais Lilian, je suis un nègre et je n’en suis pas fier, ni n’en éprouve aucune honte. Je suis un nègre un point c’est tout. Comme le blanc est un blanc, un point c’est tout. Comme le Chinois ou le Japonais est jaune ? Un point c’est tout. As-tu remarqué qu’on ne demande jamais à un blanc s’il est fier d’être blanc ? C’est toujours à nous qu’on pose la question. Parce qu’il se pourrait que le noir ne soit pas fier? Et nous tombons dans le piège et cherchons à muer un complexe d’infériorité en complexe de supériorité. Comment être fier d’être noir, alors que IDI AMIN DADA, BOKASSA étaient noirs ; comment être fiers d’être blanc si HITLER et STALINE étaient blancs, Jaune si POL POT et MAO étaient jaunes.  Et puis la fierté, c’est un sentiment passager. On ne peut pas être fier tout le temps, c’est trop lourd à porter. Et puis on doit être fier de ce qu’on a fait, d’une action, d’une qualité. La couleur n’est pas une action mais un état. J’étais fier de mon père. J’ai été aussi fier de toi, un jour de coupe du monde. Lorsque qu’après ton erreur de placement, car c’était ton erreur de placement Lilian, je te vis, le monde entier te vit, grand fauve blessé, se ruer à l’assaut des buts Croate et faire exploser cette équipe en 2 temps 3 mouvements et t’installer pour la postérité sur un nuage de gloire. Alors là, j’étais fier pour toi, j’étais fier de toi. J’étais fier d’être Guadeloupéen. J’ai couru dehors hurler ma fierté, mais j’ai été déçu car je me suis retrouvé entouré d’une bande de Guadeloupéens encore plus fiers que moi. Je ne pouvais même pas me targuer d’être Ansois. Et j’ai regretté de ne pas être ailleurs, en métropole, pour revendiquer ma fierté d’être Guadeloupéen.   Je suis aussi fier de toi quand tu assumes ta qualité de Français en chantant
la Marseillaise. (Sans vouloir te vexer, j’ai l’impression que tu chantes faux. Quand sera venu le temps de la reconversion, n’envisage pas la chanson). 
  Je ne te raconterai pas ma 2ième histoire, ce serait top long. Et puis je ne suis pas certains que ma lettre te parvienne. Si elle te parvient et que la suite t’intéresse tu sais comment me joindre. 

 Pour finir Lilian, ne t’en prends pas à SARKOSY. Ne fais pas comme tous ces hypocrites en France, un FABUIS, par exemple qui pour être président est prêt à vendre sa mère. Ne fais pas ce qu’on attend que tu fasses en « politiquement correct ». Tu sais ces Africains, ces Nord-Africains, que tu défends, ils ne t’aiment pas et ils ne t’aimeront pas parce que tu es Antillais et que tu as réussi. Comment s’appelle un voyou ? Un voyou. SARKOSY appelle un voyou un voyou. Il les distingue des jeunes et des banlieusards. Et puis rappelle-toi, de par tes ancêtres, tu es français avant SARKOSY. Et puis vous vous ressemblez tellement vous deux. Vous avez le même amour de la France.

 Si tu me réponds, je te parlerai encore de ma mère et de sa fameuse leçon d’histoire sur « Nos ancêtres les Gaulois ». A propos, je te dis « tu », parce que tu as l’âge d’être mon fils et parce que tout le monde te dis « tu ». Je serais fier d’avoir un fils comme toi.  CIAO SOLDAT !

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de Racine. 4:Nous Sommes Guadeloupéens.   



LA TOUR CECID 8 CHAPITRE 6 Philippe PANSIERI


LA TOUR CECID

CHAPITRE 6

Philippe PANSIERI

La première entrevue avec Philippe PANSIERI, fut courtoise. André avait insisté pour qu’il le reçoive. Il fut frappé par sa dégaine. Ce n’était pas l’idée qu’il se faisait du dirigeant d’une grande entreprise. André avait rencontré le fin et élégant LEDANTU, le supérieur hiérarchique de PANSIERI àla Tour Cécid. C’était autre chose. PANSIERI était grand et corpulent, ceci expliquait cela peut-être. André voulait qu’il demanda à son mécanicien-chef, M. CARTIER de préciser sur l’attestation qu’il lui avait remise que l’accident du 1er février 2005, avait causé plus de dégâts que constatés de visu sur sa voiture. Il promit de rappeler André, ce qu’il ne fit jamais.

La seconde entrevue conforta André dans la mauvaise impression que lui avait laissé la dégaine de PANSIERI.

André avait accompagné Mlle NICOLO, une autre victime du groupe Loret, et M. Consommateur qui tentaient de rencontrer M. PANSIERI. Sur les conseils malavisés de M. Consommateur, elle avait placé un cadenas sur la grille d’entrée de La Soguadia. Elle cherchait ainsi à attirer l’attention de la presse sur son problème. La voiture neuve qu’elle avait achetée, se transformait en piscine par temps de pluie. Elle fut assignée au tribunal pour entrave à la liberté du travail. Elle prit peur et s’en remit à M. Consommateur. La vue d’un huissier et la solennité d’un tribunal, toutes ces robes noires, savait M. PANSIERI, impressionnaient les Guadeloupéens. Et puis le coût de la justice…

C’est la tactique gagnante qu’il essaiera avec André. Il fit chou blanc.

L’homme se montra odieux. André détestait traiter quelqu’un de raciste. Il trouvait ce mot trop galvaudé. Cependant il était difficile ce jour-là de trouver un autre mot pour qualifier l’attitude inconcevable de M. PANSIERI.

Quand ils arrivèrent à son bureau, M. PANSIERI était en entretien avec un client, de type métropolitain. Il le raccompagna avec force civilités à la porte de son bureau. M. Consommateur demanda à être reçu avec Mlle NICOLO. M. PANSIERI se planta à l’entrée de son bureau et entama la conversation avec ses visiteurs debout dans un couloir où il faisait chaud, incommodés par la poussière d’un chantier voisin. André attendit vainement les protestations de M. Consommateur. Il avait promis de ne pas intervenir. Mais il ne put contenir son dégoût devant cette grossière arrogance. E il interpella l’homme grossier :

  • M. PANSEIRI, pouvez-vous m’expliquer ? Vous recevez M. Consommateur, accompagné d’une jeune femme, debout, dans la poussière et les désagréments d’un chantier voisin et la chaleur, alors que votre bureau est vide et climatisé ?
  • J’ai quitté mon travail pour les recevoir.
  • Monsieur quand on reçoit, on le fait bien ou on ne le fait pas !

Et la conversation continua entre M. PANSEIRI, immense dans l’encadrement de la porte de son bureau, comme s’il en voulait barrer l’entrée à ses visiteurs, et M. Consommateur de plus en plus obséquieux. André assistait atterré à l’entretien. Tant de mépris et d’inélégance le sidérèrent. Tant de servilité le consterna. Pour finir au sortir de cet entretien M. Consommateur alluma André, témoin inopportun de son avilissement. Un reste de dignité ?

Mlle NICOLO garda sa voiture-piscine et M. PANSIERI accepta, magnanime, de retirer sa plainte.

Après sa rencontre avec le joggeur, André se rendit au Tribunal de Commerce pour se procurer un extrait Kbis. Il découvrit que le contrat de PANSIERI débutait le 3 novembre 2004. Cependant le document ne spécifiait pas la durée du contrat. Il décida de se rendre à France-Antilles pour consulter les annonces légales. La loi obligeait les grandes entreprises à publier les contrats de leur dirigeant dans la presse. Le groupe Loret préférait les colonnes de l’Etincelle, pour publier ses annonces. C’était plus discret, car à part André, plus personne ne lisait l’Etincelle. N’exagérons rien.

. Il se rendit donc au siège du quotidien local, France-Antilles, pour chercher l’information afin de compléter son enquête sur ce fourbe de PANSIERI. Il savait que l’information devait être publiée dans les 3 mois. Quand la jolie archiviste du journal déposa devant lui les 75 numéros de novembre 2004 à janvier 2005 et après avoir consulté les 2 premiers, il se sentit découragé par la tache et la poussière de ces vieux journaux. Il décida de faire fonctionner ses méninges. Jusque là cela l’avait bien aidé dans son enquête. C’est cela qui lui avait permis de découvrir l’entourloupe dont il était victime. Et puis il commençait à connaître le Philippe PANSIERI. Lors des 2 entrevues qu’il avait eues avec lui et des échanges de courrier, il avait compris qu’il avait affaire à un fat imbu de lui-même. Il consulta donc directement le quotidien du 13 décembre 2004 et découvrit l’information recherchée. Il était content d’épater la jolie archiviste qui ne comprit pas comment il avait procédé pour quérir aussi rapidement cette information. Philippe PANSIERI, avait bien été embauché pour 3 ans et son contrat avait bien été brutalement écourté. Son contrat devrait prendre fin le 2 novembre 2007.

n      Comment avez-vous fait insistait la belle archiviste ?

n      Philippe PANSIERI est né le 13 décembre 1962.

n      Ah !

Elle semblait déçue. Peut-être qu’elle eût aimé apprendre qu’il fût un peu sorcier. Un bon gadè zafè, dans les parages ça peut toujours servir. André lui paierait cher pour savoir qui était vraiment Philippe PANSIERI et où était-il passé.

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« JUSTICE? »

« JUSTICE ? » Un ami me raconta ce matin, l’interview d’une magistrate nouvellement arrivée en Guadeloupe. Selon cette magistrate, la justice doit être adaptée en Guadeloupe. Est-ce pour cela que le plus grand crime en Guadeloupe est celui-ci : « Etre homme et être Guadeloupéen ». Presqu’un crime « contre l’humanité » de l’avis de certains avocats. C’est peut-être pour cela que les Guadeloupéens veulent changer de nom et se font appeler Gwadas? Je reviendrai sur les préjugés et les raisons d’un tel acharnement des juges contre les Guadeloupéens. 

Voir blog : http://quidal.unblog.fr/ , « Nous Sommes Guadeloupéens ».